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L’anesthésie dentaire, c’est quoi ça exactement?

2017-06-28

L’anesthésie locale constitue une grande avancée dans le traitement de la douleur susceptible d’être engendrée pendant les soins dentaires et surtout dans le cas de la chirurgie orale. Elle permet de bloquer temporairement la propagation des signaux électriques le long des nerfs afin d’induire une perte de sensation sur le champ d’opératoire.

Types de l’anesthésie utilisés pendant les traitements dentaires

Sans rentrer dans le détail technique des différents types d’anesthésies dentaires qu’on utilise pendant la pose des implants dentaires, on peut schématiquement les diviser en trois groupes:

  • les anesthésies de contact, qui permettent d’endormir très superficiellement la gencive,
  • les anesthésies locales, qui permettent d’endormir un groupe de 2 à 3 dents,
  • les anesthésies loco-régionales, qui permettent d’endormir toutes les dents d’une hémi-arcade.

Le chirurgien dentiste utilisera l’une ou l’autre de ces techniques selon les besoins du type de traitement appliqué, comme le placement d’implants dentaires ou d’autres traitements dentaires chirurgicaux et même prothétiques.

Maîtriser la douleur fait partie des préoccupations quotidiennes du chirurgien dentiste

Bien que l’anesthésie locale n’agisse que sur les composantes physiques de la douleur, il est possible d’obtenir dans la majorité des cas un silence opératoire total. La pratique de l’anesthésie locale nécessite alors de bonnes connaissances dans des domaines variés : anatomie, physiologie, pharmacologie, mais la maîtrise technique et le facteur temps demeurent des facteurs décisifs du succès.

Une grande majorité des traitements chez le dentiste nécessite une anesthésie préalable. Celle-ci sera le plus souvent pratiquée au moyen d’une “piqûre”. Ce terme comprend en réalité la seringue, la carpule (ampoule en verre contenant le produit) et l’aiguille.La dose de produit anesthésiant nécessaire est infime et habituellement sans aucun effet toxique.

Les réactions allergiques aux anesthésiques utilisées pendant les traitements dentaires sont toutefois possibles et le plus souvent imprévisibles. Il est très important de toujours signaler une allergie connue à un médicament et d’en donner le nom de façon précise pour votre dentiste, c’est le cas aussi des anesthésiques.

L’adrénaline, hormone qui est habituellement associée aux anesthésiques et utilisé pendant les traitements pour améliorer leur efficacité et limiter les saignements, a pour effet de créer quelques tremblements, de diminuer la quantité de sucre dans le sang et d’augmenter le rythme cardiaque et la tension artérielle. Pour ces raisons, son emploi est déconseillé aux sujets diabétiques, hypertendus, insuffisants coronariens.

Après avoir quitté la clinique dentaire

Après une anesthésie locale recevré pendant la pose des implants dentaires par example, il faut veiller à éviter les morsures diverses (lèvres, joues, langue), en s’abstenant, notamment, de mastiquer quoi que ce soit aussi longtemps que persiste l’insensibilité. Cette précaution est d’avantage à prendre en considération lorsqu’il s’agit d’enfants. Les dégâts consécutifs à une morsure profonde sont, en effet, comparables à ceux d’une importante brûlure et mettent du temps à cicatriser suite à la chirurgie orale.

Contrairement aux idées reçues, la grossesse ou l’allaitement ne constituent pas des contre-indications strictes aux anesthésiques locaux lors d’un traitement dentaire. Pendant la grossesse, les anesthésies locales peuvent, en effet, être pratiquées sans danger lors de la pose des implants dentaires dans la mâchoire par example.

Le prix de l’anesthésie locale est-il inclus dans le traitement dentaire?

Du point de vue conventionnel, les anesthésies ne sont pas facturables en tant que telles. Elles sont intégrées dans les honoraires du traitement dentaire auquel elles sont associées. En d’autres termes, pour un acte donné, le tarif conventionnel restera le même, qu’il faille utiliser une, deux ou trois anesthésies consécutives, alors que leur coût pour le praticien est évidemment proportionnel au nombre d’unités utilisées lors de la chirurgie orale ou les traitements prothétiques.